Déclaration Concernant la Convention du STTP

On nous a demandé si l’IWW prévoyait de faire du piquetage au congrès du STTP cette semaine et nous avons appris que l’argent des membres avait été dépensé pour réserver des espaces de sécurité et d’hôtel supplémentaires pour nous tenir à l’écart. Nous rappelons à tous les délégués et membres du congrès du STTP que nous continuons à être de solides alliés des travailleurs postaux. Nous n’avons pas l’intention d’interférer de quelque façon que ce soit avec le congrès du STTP.

La tentative des dirigeants nationaux du STTP de diaboliser les travailleurs industriels du monde n’est pas seulement absurde, elle est tragique. Votre légendaire syndicat est actuellement dirigé par des personnes qui se plaignent d’être intimidées par des piquets de grève dressés au nom d’un travailleur maltraité avec lequel elles refusent de transiger. Ceux qui jouent les victimes continuent à utiliser leurs ressources largement supérieures (vos cotisations) pour détruire la réputation de cette travailleuse par des mensonges flagrants tout en continuant à attaquer sa santé mentale et à faire taire tous ceux qui parlent en son nom.

Nous pensons que ces actions finiront par nuire aux membres de la base du STTP dont nous avons fait le piquet de grève et, en fait, à tous les membres du syndicat qui se tournent vers le STTP pour qu’il les dirige. Toutefois, il n’appartient pas à l’IWW de décider qui vous allez élire. Peu importe qui vous élisez, ils continueront à faire face à notre demande constante pour une justice significative pour notre membre, Aalya Ahmad.

Nous ne sommes plus très intéressés à rencontrer les représentants du STTP qui ont été précédemment responsables de la chasse aux sorcières et du vol de salaire en cours contre notre membre. Nous aimerions rencontrer les représentants du STTP qui sont réellement déterminés à résoudre les problèmes, et non à se livrer à une vendetta subventionnée par les cotisations de leurs membres.

Nous encourageons également le STTP à mener une enquête véritablement indépendante, dirigée par des membres de la base neutres, sur la façon dont votre comité des ressources humaines s’est comporté dans cette affaire (y compris sur les sommes dépensées). Mais en fin de compte, ce sont les membres du STTP qui doivent demander des comptes à leurs dirigeants.

Par ailleurs, l’IWW a récemment reçu un avis de diffamation de la part d’un avocat représentant le Conseil exécutif national du STTP. Cet avis fait référence à une déclaration produite par le Caucus des femmes du SCFP 4600 que nous avons partagée sur notre page Facebook. L’avis prétend que nous diffamons en quelque sorte le STTP en reproduisant le rapport d’un autre groupe syndical sur un incident impliquant les interactions des membres du conseil d’administration du STTP avec les participants à notre piquetage d’information.

Nos membres ont participé au piquetage et ont été témoins de ce qui est arrivé à la membre du Caucus des femmes. D’après les souvenirs de nos membres et ceux des membres du SCFP, le récit est exact. Les comptes rendus véridiques ne sont pas de la diffamation. Le Caucus des femmes du SCFP 4600 n’a pas reçu de menace de diffamation. Pourquoi sommes-nous visés ?

L’avis prétend que nous avons fait de nombreuses déclarations diffamatoires mais n’en précise aucune. Nous n’avons aucune idée de la façon de répondre à des accusations aussi vagues. Si nous ou d’autres alliés de FW Ahmad avions fait des erreurs, nous les corrigerions, mais sans avoir la moindre idée de ce qu’ils pensent que ces erreurs sont précisément, il nous est littéralement impossible de répondre de manière significative.

L’avis tente de cibler individuellement les membres de notre syndicat. Il est extrêmement difficile de s’en prendre à des syndicalistes individuels (et généralement peu rémunérés, précaires et contractuels) pour leur participation à une campagne syndicale. Nos membres offrent bénévolement leur temps et leurs cotisations pour aider un travailleur blessé. Au vu des preuves qui nous ont été présentées, nous pensons que l’employeur a agi en violation de ses responsabilités et des droits de notre membre.

L’avis nous accuse également de cibler les deux seules femmes cadres du conseil exécutif national. Nous ne sommes pas du tout d’accord avec cette caractérisation dégoûtante. Nous tenons l’ensemble du conseil responsable des mesures prises à l’encontre de notre membre, de nos partisans et de notre branche. Dans nos communications, nous avons nommé les membres du conseil directement impliqués dans l’affaire en question dans le but d’exposer clairement les faits et les circonstances de l’affaire. Cela ne dispense pas les autres membres du conseil d’administration de leur responsabilité de tenir leurs collègues responsables, ni ne vise spécifiquement les membres du conseil d’administration qui sont des femmes. Le comportement abusif décrit dans nos publications n’a rien à voir avec le sexe des membres du conseil d’administration. Des personnes de tous les sexes et de toutes les identités sont capables d’abuser, et il est de notre responsabilité collective, en tant que membres du syndicat, de signaler tout abus et d’y mettre fin. FW Ahmad a déjà reçu deux menaces similaires de la poursuivre pour diffamation, qui n’ont pas été suivies d’effet, car elles étaient sans fondement. Nous attendons le même résultat et estimons que nos actions ont été fondées sur la vérité et sont conformes au principe du commentaire équitable et au droit de s’exprimer sur cette question.